10 drilleuses UK à suivre

Depuis son apparition à Chicago au début des années 2010, la drill a conquis de nombreux pays. Dès 2012, la ville de Londres, et notamment le quartier sud de Brixton, a vu émerger une multitude de rappeurs se revendiquant de ce courant qui emprunte au road rap, au garage et au grime.

Si 67, Abra Cadabra, Headie One ou Karma font aujourd’hui figures de référence sur cette scène, les drilleuses restent souvent invisibilisées. Pourtant, elles sont nombreuses à exceller et participent indéniablement de l’histoire du genre au Royaume-Uni et ailleurs. Pour remédier à cet effacement systémique (et fatigant), voici 10 drilleuses UK à écouter sans modération.

Avec :

 

Madame Talk x Héro Écho

Découvrez notre podcast Madame Talk avec la rappeuse poitevine Héro Écho !

Rappeuse agenre née à Troyes dans l’Aube, Héro Écho grandit à Poitiers, où elle vit toujours aujourd’hui.

Si l’artiste commence à écrire très jeune, notamment un roman à 15 ans et une tragédie en alexandrins à 17, elle découvre le rap sur le tard, vers l’âge de 28 ans. Elle commence alors à écouter les classiques du rap français : NTM, IAM, Casey, Rocé ou Lunatic et s’imprègne de toute la culture hip hop, du DJing au graffiti en passant par le beatmaking et la danse.

Mue par sa passion pour les mots, elle s’essaye à poser sur des instrumentales et se prend au jeu. Parmi ses thématiques de prédilection : la révolution, le féminisme, l’amour, les difficultés sociales et la santé mentale.

En décembre 2020, elle sort le clip « Amazones », hymne anti-patriarcal avec zéro homme cisgenre à l’image, qui lui vaut un raid de la fachosphère et de masculinistes sur les réseaux sociaux. Héro Écho revient sur cet épisode de violences en ligne, d’insultes et de menaces de mort et ses conséquences sur sa vie et sa visibilité.

Atteinte du trouble de la personnalité borderline, elle nous raconte également comment elle s’est retrouvée stigmatisée et confrontée à la psychophobie depuis qu’elle a été diagnostiquée.

Bien qu’elle se revendique féministe, la rappeuse explique combien cette étiquette peut être enfermante et prétexte à la désigner comme trop radicale, trop anarchiste, ou simplement trop infréquentable.

Enfin, Héro Écho nous parle du collectif des Gilets noirs et de la façon dont la France traite les sans-papiers, de son rapport maladif au trac et à la scène qu’elle a réussi à dépasser et de sa volonté de vivre de la musique.

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Touche Pas Ma Go : un projet rap contre les violences conjugales

Touche Pas Ma Go. À travers ce projet au titre évocateur, porté par la ville de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), une rappeuse et un rappeur locaux, des jeunes souhaitent sensibiliser aux questions de l’égalité femmes-hommes et des violences conjugales.

Lutter contre les violences intrafamiliales, le harcèlement et le droit à la différence, tels sont les objectifs de Touche Pas Ma Go (TPMG). Supervisé par le CCAS (Centre communal d’action sociale) de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, le projet a été initié en octobre 2020.

« La directrice de la bibliothèque municipale connaissait une jeune fille qui écrivait et rappait, Lolo, (Lauraleen Fijalkowski de son vrai nom, ndlr), et moi j’ai pris contact avec Teïva, un jeune de la Cité 8 », explique le directeur du centre Oliver Hober. « La rencontre a été géniale, empreinte de compréhension et de bienveillance. »

À l’occasion du 8 mars 2021 (Journée internationale de lutte pour les droits des femmes), une préfiguration du projet, financé par l’État dans le cadre de la politique de la ville, est présentée au préfet du Pas-de-Calais. Rapidement, Lolo, Teïva et 12 jeunes de 10 à 25 ans enregistrent un EP de 7 titres en studio à La Condition publique de Roubaix (Nord). S’ensuit la sortie du clip « violence conjugale » en avril 2022.

« L’écriture s’est déroulée en plusieurs séances », raconte Lolo. « Nous avons d’abord recueilli les idées des filles et des garçons séparément, puis nous avons fait une séance tous ensemble pour débattre et échanger. Ensuite, j’ai commencé à écrire avec leurs idées. Je leur ai présenté mes textes et ils ont pu ajouter leur touche. Je pense notamment à Angéline, une jeune fille qui a composé un couplet sur la chanson. »

 

« Notre but était de parler au nom de ces femmes/hommes qui n’ont pas accès à la parole. »

Pour Angéline Moreaux, élève de première, passionnée de lecture et de musique, participer à un projet autour du rap ne semblait pourtant pas évident : « j’ai découvert le rap vers l’âge de 12 ans, avec une chanson de Jul, mais je n’ai pas vraiment apprécié, ce n’était pas mon style de musique. À partir de ce jour, j’ai donc refusé d’écouter du rap français et j’ai mis tous les rappeurs dans une case. Chose que je n’aurais pas dû faire !! Aujourd’hui, j’écoute du rap de temps en temps, surtout du rap engagé. »

Si TPMG a en partie réconcilié la lycéenne de 17 ans avec cette musique, il lui a aussi permis d’aborder la question des violences conjugales. « Mes deux grands frères (qui font eux aussi parti du projet) et moi y avons été confrontés dès petits. Pour nous, ce thème était une évidence et nous voulions montrer que, malgré notre jeune âge, nous étions intéressés par ce sujet. Notre but principal était de parler au nom de toutes ces femmes/hommes qui n’ont pas accès à la parole, ou du moins, moins que nous. »

Pour Oliver Hober, « l’idée de travailler avec des jeunes sur la thématique des violences intrafamiliales et de l’égalité femmes/hommes par le vecteur rap semblait évidente ». Néanmoins, il ne s’’attendait pas à ce que les participant·es se sentent autant concerné·es par ces problématiques.

« Chaque année plus d’une centaine de femmes sont tuées par leur (ex) mari (…). Il faut que cela cesse. »

« Chaque année plus d’une centaine de femmes sont tuées par leur (ex) mari », rappelle Lolo. « En 2021, 113 femmes se sont éteintes à la suite des violences qu’elles avaient subies (source : #NousToutes, ndlr). Certes, des hommes meurent aussi à cause des violences conjugales, mais moins que les femmes. C’est un sujet important à aborder. Il faut faire passer le message, il faut que cela cesse. »

Quand Lolo découvre le rap en 2011, alors que l’un de ses grands frères lui fait écouter le titre « RaelSan » d’Orelsan, elle ressent une connexion immédiate avec cette musique. « J’ai tout de suite compris que c’était par ce biais que je pouvais extérioriser mes émotions. Depuis ce jour, je suis une grande amatrice de rap français. »

Aujourd’hui âgée de 24 ans, l’artiste voit avant tout l’écriture comme un moyen de « raconter sa souffrance » : « je suis diagnostiquée en dépression et j’ai le trouble de la personnalité d’état limite borderline. Je passe mon temps entre mon travail à la médiathèque de Vendin-le-Vieil et l’hôpital de jour, une clinique psychiatrique qui accueille des jeunes pour leur proposer des activités et des soins. »

Si Lolo partage ponctuellement sa musique en ligne, Olivier Hober espère également pouvoir sortir le projet TPMG sur les différentes plateformes d’écoute. Le but : « postuler auprès d’établissements scolaires pour proposer un concert suivi d’un débat animé par une association de femmes victimes de violences intrafamiliales. »

Retrouvez Touche Pas Ma Go sur YouTube.

Anier : « J’ai appris à utiliser le rap pour exprimer d’autres émotions que la colère »

Tombée dans le hip hop par hasard, Anier fait aujourd’hui partie des figures phares du rap barcelonais. L’artiste de 24 ans nous parle de son parcours, de son rapport viscéral à l’écriture, de sa colère et de son premier album Alas De Metal.

Comment as-tu découvert le hip hop ?

Ce n’est pas très clair, je pense que le hip hop m’a happée sans que je m’en rende compte. Et à ce jour, il continue de le faire de plus en plus. Je dis toujours que je n’ai pas de références précises, et je ne me souviens pas du moment où j’ai vraiment commencé à m’intéresser au hip hop.

Ce que j’ai clairement compris, c’est qu’il est venu dans mon corps pour y rester. J’apprends chaque jour et j’en profite davantage.

Quand et comment as-tu commencé à rapper ?

Enfant, j’ai toujours aimé écrire. J’ai commencé à rapper quand j’ai réalisé que j’avais recouvert tous mes cahiers (avec lesquels j’étais censée étudier) de phrases, pensées, doutes et états d’âme… Là, j’ai vu que l’écriture était un moyen pour moi de m’exprimer. Et la musique était le meilleur médium pour le faire, alors j’ai essayé.

J’ai toujours aimé me donner à fond quand j’essaye quelque chose de nouveau mais avec la musique, c’était particulier parce que je ne me rendais pas compte de ce que je faisais. J’ai commencé à rapper à la maison, à enregistrer des chansons avec un micro et le pire programme audio qui soit sur mon ordinateur… Et j’ai fini par rapper avec des collègues dans la rue. On a fait des freestyles, des battles, on est allé à des soirées avec un haut-parleur et on a rappé partout où on pouvait. J’ai vraiment aimé cette période.

À partir de là, j’ai pris le rap au sérieux et n’ai jamais cessé depuis. Dieu merci j’en vis aujourd’hui, et c’est une partie fondamentale de ma vie. Je ne sais pas ce que je ferais si je n’avais pas la musique dans ma vie.

Quand as-tu créé le personnage d’Anier (ou Anier Deer) et comment le définirais-tu ?

Au début, j’avais l’habitude de parler d’Anier comme de mon personnage, mais maintenant, elle fait partie de moi. J’ai toujours eu une dualité très importante en moi. J’étais partagée entre la fille qui a des problèmes, les analyse, et souffre, et la fille qui détruit tout, se bat sans peur, et obtient ce qu’elle veut quand elle veut.

Maintenant, c’est différent. J’ai appris à vivre avec ces deux visages et à trouver un équilibre. C’est beaucoup plus sain.  Et avec Alas De Metal, mon premier album que je viens de sortir, je pense que ça se ressent musicalement.

Comment décrirais-tu ta musique ? Est-ce que tu te reconnais dans un genre/des genres de rap en particulier ?

Je suis très polyvalente, mais en fin de compte, je ne fais que du rap. Finalement, les sous-genres sont relatifs et peu importe si j’essaye d’expérimenter des sons différents et si les bases s’éloignent un peu du rap pur. Mon attitude, mes paroles, le message et l’essence de ma musique sont toujours du rap.

Quelle sont tes plus grandes qualités en tant que rappeuse ?

J’aime rapper et je me sens agile avec les mots. J’aime beaucoup équilibrer les métriques, et j’ai une bonne attitude quand je prends un micro, je pense que c’est la base… Les vraies compétences se voient sur scène. 🙂

Comment composes-tu en général ? Est-ce que tu préfères commencer par le beat ou le texte ?

Jusqu’à peu, j’écrivais toujours après avoir choisi la prod, on fait généralement comme ça quand on reçoit des beats sur Internet. Quand tu travailles avec des producteurs et des gens qui t’offrent musicalement un éventail de possibilités, tu peux jouer davantage et c’est plus facile de composer dans l’autre sens. En tout cas, je continue comme toujours, j’aime jouer pour m’adapter aux rythmes.

Quel est ton rapport à l’écriture ?

Il y a des moments pour tout… Il y a des années, mes paroles étaient monothématiques, et étaient une façon claire de cracher ma douleur. Il n’y avait pas de place pour un autre sentiment. Au fil du temps, j’ai appris à utiliser la musique pour exprimer d’autres émotions. Je m’amuse avec.

J’ai commencé à écrire par nécessité, et maintenant je le fais pour le plaisir. J’ai encore des espaces musicaux où je me repose, où je me sens en sécurité, où je dénoue des choses … Mais maintenant, je choisis aussi des beats pour m’amuser, jouer avec les mots, voir jusqu’où ma poésie peut aller… Un peu de tout.

De quel morceau es-tu la plus fière à ce jour ?

Je trouve que c’est très difficile de répondre à cette question. Je ne peux pas choisir une seule chanson. Toutes représentent des moments ou des états d’esprit très spécifiques, ce sont des pierres qui ont fait partie de mon chemin.

Je suis très fière de l’album Alas De Metal. Le projet en lui-même est ce dont je suis la plus fière en ce moment. Ça représente beaucoup de travail et le désir de le matérialiser a surgi pendant le processus de création. Le tenir entre mes mains est très gratifiant. C’est un grand rêve devenu réalité.

En tant que rappeuse, quelles difficultés as-tu rencontrées au cours de ta carrière ?

En tant que femme, je n’ai jamais ressenti de problèmes et me suis toujours sentie comme n’importe quel autre artiste sur la scène. Le public m’a soutenue, les artistes de la scène m’ont soutenue. J’ai toujours été à l’aise partout. Je mentirais si je disais le contraire.

Tu figures sur le titre “Kartikkeya” des rappeuses barcelonaises Tribade, avec Santa Salut, Elane et Sofía Gabanna. Comment t’es-tu retrouvée sur ce projet ?

Je connais Bittah et Masiva de Tribade depuis longtemps. La musique nous a réunies il y a des années mais elles m’ont personnellement touchée et j’ai beaucoup d’amour pour elles. Elles m’ont proposé de participer à leur album et de poser sur un titre avec d’autres artistes. Donc cela semblait être une bonne occasion de prendre plaisir à faire de la musique et à créer de l’unité et du soutien au sein de la scène.

En vrai, l’Espagne manque un peu de ça et de tels projets me semblent intéressants à la fois pour mieux se connaître et pour proposer du contenu alléchant au public.

La scène des rappeuses et du rap queer a l’air d’être en plein essor à Barcelone. Qu’est-ce que cette ville a de spécial pour le rap ?

C’est une ville qui bouge. Il y a de plus en plus de gens qui font de la musique et à Barcelone il y a du talent, du soutien et des ressources. Les gens commencent à s’unir de plus en plus sans préjugés. Et cela génère du respect. Il y a de plus en plus de « références », ce qui encourage les artistes. Ils se rendent compte qu’il est possible de travailler dans la musique et d’en vivre.

On parie beaucoup sur de nouveaux talents, ce qui crée un éventail de possibilités pour ceux qui veulent sauter dans la grand bain. Bien sûr la qualité reste primordiale, mais en termes de quantité, Barcelone grandit aussi musicalement parlant.

Quels sont tes projets à venir ?

En ce moment, vous pouvez découvrir mon album est sorti récemment et je continue de faire de la musique. Je souhaite faire de nombreuses collaborations d’ici la fin 2022-2023 et offrir le meilleur de moi-même au public qui attendait tellement mon retour.

© Daniel Cruz Fotografía

Retrouvez Anier sur Instagram, YouTube, Facebook, Twitter et son site.

Playlist #40 – Mai 2022

Retrouvez notre playlist #40 sur YouTube, Spotify, Deezer et Apple Music avec 20 titres de rappeuses et rappeurs·euses LGBT+ du monde entier !


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Avec :

  • Doria (France, Nanterre)
  • Liza Monet (France, Paris)
  • Nayra (France, Saint-Denis)
  • Carmeline (Autriche/Palestine/France, Paris)
  • Skia (France, Limousin/Paris)
  • Shay (Belgique)
  • Mara (Suisse)
  • KT Gorique (Suisse)
  • Indyamarie (États-Unis, Las Vegas)
  • Young MA (États-Unis, New York)
  • Rapsody (États-Unis, Caroline du Nord)
  • Rico Nasty & BKTheRula (États-Unis, Washington D.C./Atlanta)
  • Dreya Mac (Royaume-Uni)
  • OneDa (Royaume-Uni)
  • Die P (Allemagne)
  • Huda (Maroc/Espagne)
  • Santa Salut & Yoss Bones (Espagne/Mexique)
  • Quebrada Queer (Brésil)
  • CL (Corée du Sud)
  • Vinida (Chine)

Madame Talk x Prichia

Découvrez notre podcast Madame Talk avec le·a beatboxer/auteur·ice/compositeur·ice non-binaire franco-portugaise Prichia !

Beatboxer, auteur·ice et compositeur·ice franco-portugais·e, Prichia s’identifie comme non-binaire et utilise indifféremment les pronoms iel ou elle. Pour parler de sa pratique, iel privilégie l’emploi du terme anglais et neutre « beatboxer ».

Né·e à Porto, Inês de son vrai nom, compose des chansons à la guitare, écrit de la poésie et rappe dès l’enfance. À l’âge de 13 ans, iel découvre le beatbox grâce à Robinho, un candidat de l’émission portugaise La Nouvelle Star. Fasciné·e par sa performance, et la capacité du corps humain à produire des sons, iel se met à regarder un grand nombre de vidéos de beatbox, de rap et de danse hip hop sur internet et apprend les bases du beatboxing de manière autodidacte.

Inês déménage ensuite à Paris, passe son bac et poursuit des études pour devenir psychologue. Mais le beatbox la rattrape et en 2017, iel s’inscrit aux championnats de France in extremis. À l’occasion, Prichia, qui était son pseudo de gameuse en ligne, devient son nom de scène.

En 2020, Prichia remporte le championnat de France de beatbox en catégorie solo et devient une référence dans le milieu. Après avoir exploré le chant, la production et la composition pendant les confinements, l’artiste sort fin 2021 le EP Second souffle, qui démontre la richesse de sa musique et sa polyvalence.

Prichia nous parle aujourd’hui de la place des personnes sexisées, non-binaires et LGBT+ dans le beatbox, de la fameuse gifle de Will Smith et de la hiérarchisation des violences, et de l’accueil inégalitaire réservé aux réfugié·es selon leur pays d’origine.

Et même si iel se définit comme une artiste engagée, Prichia estime qu’il faut sans cesse travailler sur soi pour pouvoir se présenter comme tel.

Écouter le podcast sur toutes les plateformes.

35 rappeurs qui s’identifient comme gays et bisexuels

C’est aujourd’hui la Journée Internationale contre les LGBTphobies (#IDAHOT2022), et l’occasion de sensibiliser le grand public aux violences et discriminations que subissent quotidiennement les personnes LGBT+ à travers le monde.

Pour marquer ce jour de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie la transphobie et l’interphobie, Madame Rap avait envie de rappeler que le hip hop permet aussi à des artistes LGBT+ de s’exprimer, de créer et de se développer. La preuve avec cette vidéo de 35 rappeurs qui s’identifient comme gays et bisexuels !

 

Avec :

  • Todrick Hall (États-Unis, Texas/Los Angeles)
  • Kevin Abstract (États-Unis, Los Angeles)
  • iLoveMakonnen (États-Unis, Los Angeles)
  • Deadlee (États-Unis, Los Angeles)
  • Jipsta (États-Unis, New York)
  • Le1f (États-Unis, New York)
  • Cakes da Killa (États-Unis, New York)
  • Zebra Katz (États-Unis, New York/Allemagne, Berlin)
  • Big Freedia (États-Unis, La Nouvelle-Orléans)
  • Chris Conde (États-Unis, San Antonio)
  • BabiBoi (États-Unis, Austin)
  • Fly Young Red (États-Unis, Houston)
  • Big Dipper (États-Unis, Chicago)
  • Taylor Bennett (États-Unis, Chicago)
  • Lil Nas X (États-Unis, Géorgie)
  • Slutashia (États-Unis, Oregon)
  • Y-Love (États-Unis, Baltimore)
  • Big Momma (États-Unis, Floride)
  • Cazwell (États-Unis, Worchester)
  • Mista Strange (Royaume-Uni, Londres)
  • Qboy (Royaume-Uni, Londres)
  • Karnage Kills (Royaume-Uni, Londres)
  • James Indigo (Royaume-Uni, Londres)
  • Kevin Fret (†) (Porto Rico)
  • Guigo (Brésil)
  • Murillo Zyess (Brésil)
  • Umlilo (Afrique du Sud, Johannesbourg)
  • Keabruh&Jay.B (Afrique du Sud, Johannesbourg)
  • Ariel Kelly (République Dominicaine)
  • SailorFag (Mexique)
  • Damjan Loš (Serbie, Belgrade)
  • G3sha (Singapour)
  • Aquinas (Corée du Sud)
  • Dibby Sounds (Suisse, Genève)
  • Lapsuceur (France)

À ce jour, Madame Rap répertorie 344 rappeurs·euses LGBT+ dont 55 rappeurs gays et rappeurs bisexuels.