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Grand Corps Malade : « Même si on croit que les douleurs sont oubliées, les cicatrices sont encore là » (1/3)

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Si on ne présente plus Grand Corps Malade, le slameur-auteur-compositeur-interprète est aujourd’hui de retour avec le titre « Chronos (Les enfants n’oublient jamais) », en collaboration avec le rappeur D’ de Kabal.
Un morceau contre l’oubli des enfants victimes de violences et qui questionne la prescription des crimes sexuels sur mineurs.

[TW : violences sexuelles, pédocriminalité, prescription]

Extrait du nouvel album solo de D’ de Kabal Audience Préliminaire, ce morceau aborde le sujet de la prescription des violences sexuelles et entend ouvrir le débat sur cette question complexe.

D’après le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) paru en octobre 2021.
1 Français·e sur 10 est victime de violences sexuelles durant l’enfance et près de 5,5 millions de personnes ont subi des agressions sexuelles pendant leur minorité.

Depuis la loi du 21 avril 2021, un individu mineur dispose de trente ans à compter de sa majorité pour porter plainte pour viol (de vingt ans en cas d’agression sexuelle), date au-delà de laquelle les faits sont prescrits. Le problème de ce délai est qu’il ne correspond pas à la réalité des victimes, qui souffrent d’amnésie traumatique totale (40 %) ou partielle (60 %) de longues années après les violences.

Grand Corps Malade, qui incarne le Temps dans le morceau, nous raconte pourquoi il lui semble nécessaire de s’exprimer sur ce sujet, sa collaboration avec D’ de Kabal rencontré sur les scènes slam parisiennes il y a près de vingt ans, et l’importance d’accueillir, d’écouter et de croire la parole des enfants.

Rendez-vous ce soir pour le clip !

Cette interview de Grand Corps Malade est la première d’une série de 3 épisodes.
Stay tuned. : )

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