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10 rappeuses et rappeurs·euses LGBT+ toulousain·nes à suivre

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De Dadoo avec KDD, à BigFlo & Oli en passant par Melan et Bastard Prod, la scène rap toulousaine a toujours été dynamique depuis les années 90. Aujourd’hui, la Ville Rose voit émerger des MCs aux influences hybrides, allant du punk rock à l’électro et souvent empreints de culture queer. Parmi eux, des femmes, mais aussi des artistes trans ou non-binaires. Voici une sélection de 10 rappeuses et rappeurs·euses LGBT+ originaires de Toulouse à suivre immédiatement !

Slex 

Formé il y a près de deux ans, Slex est un trio de rappeuses·eurs toulousain·es qui mêle ego trip, pop culture et queerness. « Notre groupe est composé de personnes sexisées, racisées, LGBT+, TDS et prolétaires, donc le simple fait qu’on prenne la parole pour parler de nos vies, ça devient politique« , expliquent les artistes. Au menu, des sonorités inspirées du rap français pour Aska, de la trap coréenne et du punk rock pour Lizi, ou du classic punk et du jazz pour Grin. Après une première mixtape, Slextape, en juin 2021, le groupe vient de sortit le titre et le clip « Sarah Lynn » début décembre.

Zeta

Originaire de Troyes (Aube), Zeta s’est installée à Toulouse il y a plusieurs années. Elle commence à rapper au lycée, mais fait une pause avant de s’y remettre sérieusement il y a sept ans. L’artiste se définit comme une « grosse féministe racisée qui aime le boom bap » qui fait du « rap classique, avec un côté un peu émo mais aussi très en colère« . En attendant la sortie de son prochain EP Bombyx Stellaire, elle officie avec le collectif de rappeurs/beatmakers Zook’oo et se produit sur des scènes de la région toulousaine.

Darkksun 

Basé à Hoche, à 45 minutes de Toulouse, Darkksun rappe depuis deux ans. Le rappeur trans définit sa musique comme un mélange de « douceur et brutalité » (titre de son premier album sorti en septembre) : « je suis un peu un caméléon et peux m’adapter à tous les styles, mais je fais de la musique en fonction de mon humeur.  Si je suis énervé, je vais poser avec une rage intense, si je suis triste, je vais faire un titre sur une mélodie de piano. » Avant tout, l’artiste explique faire du rap pour se faire du bien et parce que « la musique (le) sauve », et non pour être aimé ou reconnu.

Europe

Europe grandit à Toulouse et écrit son premier texte avec sa meilleure amie à la fin du lycée. Elle commence à le rapper en freestyle et s’inscrit un jour à un battle. À sa surprise, elle est qualifiée pour seconde manche de la compétition mais n’a plus de texte pour concourir. Elle décide alors d’en écrire d’autres pour pouvoir poursuivre cette aventure.

L’artiste, qui est en pleine redéfinition de sa stratégie et de son identité artistique, décrit sa musique comme porteuse de messages humanistes, « un genre de guerre par l’amour qui soigne les cœurs  » et voit le hip hop comme une façon de vivre qui porte ses valeurs. Parmi ses projets à venir, un mini EP, un EP et des singles.

Rok 

Artiste trans basé à Toulouse, Rok se lance dans le rap il y a un an et demi en participant à Zirap (ateliers rap des militant·es de la ZAD de Bure dans le Meuse). « On a peu de représentations fem, queer, trans, dans le rap comme partout ailleurs, et ça fait partie des raisons qui m’ont poussé au cul pour oser prendre devant le micro une place qui, pour beaucoup, n’est pas la nôtre« , déclare l’artiste, qui espère créer l’espace nécessaire aux personnes minorisées qui ont envie de se lancer dans la musique.

Ses textes abordent les troubles psychologiques, la toxicomanie, la transidentité, les galères, le burn out militant, les violences policières, ou encore « l’envie d’énorme zbeul, avec un peu d’autodérision et de cynisme autotunéJ’essaie de trouver un équilibre entre le fond et la forme, faire du son qui sauce musicalement les gens, engagé, sans tomber dans le tract de 72 mesures qu’on écouterait sérieusement en fronçant fort les sourcils. » Parmi ses projets sur le feu, des maquettes avec son acolyte Dudu et des featurings.

Grâce et Volupté Van Van 

Originaires de Toulouse, les deux rappeuses de Grâce et Volupté Van Van commencent à collaborer dans les années 2000 et traînent d’abord dans des milieux punk et queer « plutôt DIY/ scène squat« . Aujourd’hui, leur musique puise dans des sonorités rap, électro et pop. « On est un mélange de tout ça, avec des productions maison et des textes qu’on prend du temps à écrire. Dernièrement, on a dit qu’on faisait de la variété parce qu’on s’est mise à chanter !  » Le groupe travaille actuellement sur un album, toujours auto-produit, qui devrait sortir sur Bandcamp et les plateformes de streaming début 2022. Vous pouvez également les retrouver sur scène et dans des clips qui accompagneront la sortie des nouveaux morceaux.

Zinée

Toulousaine d’origine, Zinée découvre la musique très jeune et joue de la guitare, de la basse et du piano. En 2018, elle quitte la Ville Rose pour développer son projet musical à Paris. Dans la capitale, elle se lie d’amitié avec le rappeur, beatmaker et producteur Sheldon, figure phare du Dojo, studio et espace de création atypique du collectif multidisciplinaire 75e Session. Après avoir signé chez Low Wood, elle sort Futée, EP de quatre titres mélancoliques et oniriques où elle dévoile une plume incisive. En juillet 2021, elle sort l’album Cobalt, qui combine drill, pop et électro, porté par des textes percutants et sa voix tantôt enfantine tantôt puissante.

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