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10 rappeuses lilloises et roubaisiennes à écouter au plus vite

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Si Gradur et Axiom ont permis de mettre un coup de projecteur sur le rap roubaisien et lillois, de nombreuses rappeuses participent également à la vie et au rayonnement de cette scène nordiste. Voici 10 artistes originaires de Lille et de Roubaix à écouter au plus vite !

Eesah Yasuke

Rien ne destinait Eesah Yasuke à devenir rappeuse. À l’adolescence, la Roubaisienne pratique l’athlétisme et souhaite s’orienter vers une carrière de sportive professionnelle. En parallèle, au lycée, elle écrit des poèmes, puis commence à rapper des textes de Lil Wayne et participe à quelques freestyles avec des amis. Autant inspirée par MC Solaar, Les Fugees et Lauryn Hill que Muse, les Red Hot Chili Peppers ou la musique classique, son univers, porté avec une écriture introspective et dense, brasse de nombreuses sonorités.

Après avoir mis la musique de côté pendant quelques temps, l’artiste revient au rap en 2018 par « catharsis » et « besoin. » En juin 2021, elle sort le EP « Cadavre Exquis » et travaille actuellement à un nouveau projet sous forme de triptyque. 

Lexie T

Née en banlieue parisienne, Lexie T vit à Lille pendant plusieurs années, puis un an à Nantes, avant de s’installer à Montpellier. C’est en 2011 qu’elle découvre le beatbox lors d’un stage et se reconnaît tout de suite dans cette pratique et cette communauté accueillante et bienveillante.

Désormais double championne de France de beatbox et vice-championne de loopstation, beatboxeuse et rappeuse, Lexie T est aussi un peu beatmakeuse puisqu’elle crée des sons avec sa bouche, sur lesquels elle pose ensuite ses textes. L’artiste attache une importance particulière à la transmission et partage ses compétences dans le cadre d’ateliers et de tutoriels vidéo. Elle travaille également sur un nouvel EP qui devrait voir le jour d’ici à la fin de l’année.

Mando MCD

Originaire de Roubaix, Mando MCD se lance dans le rap en 2021 sur un coup de tête et sort son premier titre Bonne Affaire en avril. Celle qui inspire à être la « lil Missy à la française » mélange danse et musique et aime voir les danseurs chanter ses textes et « valider son art. » Alors que son dernier single Money explore des sonorités plus pop, l’artiste travaille actuellement sur plusieurs clips et un nouveau projet.

O’Rel

La rappeuse lilloise O’Rel officie dans le rap depuis 2016. Après avoir exploré la France, le Luxembourg et l’Allemagne, à la recherche de beatmakers pour réaliser ses projets, elle sort l’album « Loca Loca » en 2020, puis « Destin Rap » en 2021. Inspirée par Diam’s et Cardi B, l’artiste mêle trap et rap conscient et gère ses projets musicaux de A à Z, ainsi que l’écriture et la réalisation de ses clips.

Selektaa

Installée dans le Nord depuis 2015, Selektaa naît à Djibouti en Afrique de l’Est d’un père berbère et d’une mère somalienne. Elle commence à rapper à l’âge de 11 ans, inspirée par J. Cole, la soul et le jazz. La musique représente alors un moyen pour elle d’affronter ses peurs et de trouver la paix avec ses émotions.

Soucieuse de créer un univers hybride qui lui ressemble et de parler aux âmes qui l’écoutent, elle explore sans cesse de nouvelles manières de travailler et mêle différents styles et techniques. En mars 2021, elle sort son premier EP « A Tale Of Highs & Lows » en collaboration avec le producteur Fair Son, avec qui elle prépare de nouveaux morceaux, des clips et des dates, dont un concert le 5 novembre à la Condition Publique à Roubaix.

Ucci Why

Après avoir vécu dans différentes villes, Ucci Why s’installe à Lille et commence le rap en 2013. Avec des textes en anglais, en bulgare et en français, elle propose un univers international et coloré, empreint de funk et de boom bap.

La veille du premier confinement en 2020, elle se produit sur scène avec son collectif La Saï Saï Family – DJ Sebti, Rem’s Monkey Dee, Midos Ladowz, L.A.X., et XIII Amer. L’esprit d’équipe et l’harmonie entre les artistes la poussent à développer la dimension scénique de son projet. Elle cherche actuellement à faire plus de scènes en Belgique, un pays qui, selon elle, saura bien accueillir sa dimension européenne.

Vicky R

Rappeuse et beatmakeuse, Vicky R naît à Libreville au Gabon et arrive à Lille avec sa famille en 2008. Elle découvre le hip hop par ses frères et commence à rapper en 2012. Avec une licence de communication en poche, elle décide de se consacrer pleinement à la musique et se retrouve sur la compilation La Relève de Deezer en 2019. Après un premier EP « V » en mars 2020, elle participe au titre Shoot de Sally aux côtés des rappeuses Kanis et Chilla et des chanteuses Joanna et Alicia.

Désormais installée dans la capitale pour développer son projet artistique, elle sort en juin 2021 « RHC (Rap Haute Couture) », EP de 3 titres qui mêle trap, R&B et afropop et témoigne de sa large palette musicale.

Zeuzloo

Il y a 15 ans, Zeuzloo quitte la campagne du Nord pour s’installer à Lille. Elle commence le rap en 2013, dans le cadre d’un atelier d’écriture mené par Mwano et Ismaël Métis, et d’un battle dans lequel elle s’auto-traite de « zeuz-loo », nom qui restera par la suite.

L’artiste définit sa musique comme un melting-pot de styles et d’ambiances qui vont du old school à la trap, « sérieux mais pas trop, avec un bon côté électro bien barré ! » Après son album « JAMAIS CONTENTE » en janvier 2020, Zeuzloo a envie de multiplier les concerts sur le territoire et en Belgique et de sortir de sa zone de confort. Elle a également un projet de spectacle musical avec Mwano et souhaite continuer d’organiser des opens mics sur la métropole, pour faire découvrir de nouveaux talents et « propager les bonnes vibes du holy hip hop. »

Jass

Basée à Roubaix, Jass rappe depuis bientôt un an. Elle définit son univers artistique comme « sincère » avec des sons mélodieux « qui me représentent au mieux et qui sont vrais » et des paroles percutantes. Le morceau dont elle est la plus fière ? Ouna, un titre qui n’est pas encore sorti, « lyricalement assez mature et personnel, où je me livre pas mal. » Elle travaille actuellement sur plusieurs clips reliés par un même fil conducteur et un EP qui sortira dans un ou deux ans. À suivre !

Punchlyn

Punchlyn grandit dans le quartier de L’Épeule à Roubaix et commence à rapper à l’âge de 17 ans. Depuis quelque temps, elle explore également le beatmaking et propose un univers « à l’image du sample et atmosphérique et froid comme le vent du Nord. »

Par ailleurs, l’artiste œuvre le terrain avec le mouvement Zéro Vice City, qui travaille au lancement d’un troisième Five Contest, concours visant à accompagner les artistes en développement. Elle propose également des ateliers d’écriture et de MAO dans des prisons, des écoles, des conservatoires ou des structures culturelles. Parmi ses autres projets, la colonie de vacances *RAP&AUTONOMIE* et une série documentaire opposant Roubaix à Detroit.

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