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16 rappeuses marseillaises à (re)découvrir

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Qui dit Marseille, dit hip hop ! Si la cité phocéenne est souvent désignée comme l’une des antichambres du rap français, les rappeuses qui constituent cette scène bouillonnante restent encore oubliées. Pour leur redonner leur place, Madame Rap fait la lumière sur 16 artistes marseillaises à (re) découvrir au plus vite !

Khara

Incarnation d’une nouvelle génération pleine de désirs, Khara a su créer une vision esthétique singulière au sein du rap français. Initialement chanteuse, sa rencontre avec le rap donne naissance à une expression personnelle hybride. Avec des chants envoûtants et des textes engagés, l’artiste fait naviguer son public entre spleen, introspection et rage de vivre, qu’elle tente d’exprimer à travers son art.

Keny Arkana

Guidée par la rage du peuple, la rappeuse marseillaise est sans aucun doute l’une des plus influentes du rap français. Elle débute sa carrière dans l’underground marseillais, notamment au sein de deux collectifs, Mars Patrie et Etat-Major. Son premier album Entre ciment et belle étoile est publié en 2006. Depuis, la rappeuse compte à son actif des centaines de concerts, dont un certain nombre dans la rue ou au sein de squats, en soutien aux populations opprimées du monde entier.

Lansky Namek

D’origine russe, marocaine et polonaise, Lansky Namek commence à rapper en CM1 pour combattre la dyslexie. Entre foot, graffiti, beatmaking et rap, elle fait ses armes au Cours Julien et à la Plaine à Marseille. Au fil des années, l’artiste construit le personnage de Lansky Namek : Lansky, en référence au célèbre mafieux américain Meyer Lansky et Namek, du nom de la planète dans le manga Dragon Ball Z. Éclectique, elle peut aussi bien chanter de la soul ou du punk bien énervé que du boom bap ou de la trap.

Lau Rinha

Lau Rinha est une artiste complète capable de passer du chant au rap en toute aisance. Entrée dans l’univers du hip hop grâce au breakdance, le rap s’est ensuite imposé à elle comme une évidence. Puisant dans diverses inspirations elle nous livre un savant mélange de BPM 90 et de trap.

Mareska (Ladyy Land, Veemie, Saaphyra, Tehila Ora, Léna Morgan & Nikkita)

Mareska est un collectif de rappeuses marseillaises qui s’est formé récemment, suite à la participation de plusieurs d’entre elles au remix de Bande Organisée. Composée de six membres (Ladyy Land, Veemie , Saaphyra, Tehila Ora, Léna Morgan & Nikkita), le groupe a sorti le titre Soeurs D’armes durant l’été 2021.

Molar

« Pour que j’m’en sorte je kick ça, pour kiffer ça, pour killer ceux qui m’respectent pas, les mots comme coups j’file du courage, et ouais d’la rage à celles qui s’battent. » Mi-rap mi-punk, Molar vient du fond de la gorge, s’empresse de s’emparer du mic et crache sa colère en rappant. Tout en éclaboussant la fosse, l’artiste dénote sur des instrus crades, grime drill ou trap.

Oma Done

Oma est une artiste marseillaise d’origine colombienne. À force d’écumer les opens mics de la cité phocéenne et de remporter des challenges freestyle, la rappeuse finit par assurer les premières parties d’artistes comme Lefa, Reverie ou Davodka. Elle s’essaye ensuite au studio et sort son premier EP Oma Ley en mars 2020.

Sakate

Professeure d’EPS dans les quartiers nord de Marseille depuis 15 ans, Sakate est aussi slameuse et rappeuse depuis 8 ans. Puisant son inspiration dans la rue, les cultures nord-africaines ainsi qu’à travers la poésie orientale et le soufisme, ce n’est pas un hasard si son nom de scène évoque le mot arabe Soukhout (silence). Elle porte en bandoulière les thèmes qui lui sont chers : l’esprit d’accueil aux voyageurs du monde entier et l’esprit de révolte face à ceux qui les abandonnent.

Soumeya

Enfant, Soumeya découvre le rap aux côtés de son frère, puis publie ses premiers freestyles sur Youtube à l’âge de 13 ans. Avec un flow et des textes incisifs, la MC n’hésite pas à mettre le ton pour prôner l’espoir, la tolérance, la paix et l’unité. Voix puissante, « sensible et virile », qui résonne comme un cri envers l’injustice sociale.

Tessæ

Tessæ est née en 2001 et a grandi dans une cité du XIIe arrondissement de Marseille. Enfant bizarre et rêveuse, elle commence à prendre des cours de piano très jeune mais arrête vite pour continuer seule, en autodidacte. Harcelée dès l’école primaire, elle est complètement déscolarisée et se réfugie dans la musique, comme une thérapie : elle commence à poster des covers sur les réseaux sociaux et à écrire des textes en anglais, puis très vite, en français.

Waka

Rappeuse, beatmakeuse et DJ, Waka naît au Cameroun puis arrive en France à l’âge de 8 ans. Passionnée de BD et de dessin, elle se tourne vers la musique à l’âge de 20 ans. Elle achète d’abord une guitare avec son premier salaire puis explore la musique électronique et le beatmaking. Rapidement, elle décide d’écrire des textes pour habiller ses prods et compose ses premiers titres de rap. En 2015, Waka co-fonde avec Paulo Higgins l’association Baham Arts, qui met à  l’honneur les artistes femmes, queer et racisées à travers l’organisation de festivals et de divers événements.

Juliette Fagot

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