30 Nuances de Noir(es) – AscEnDanse Hip Hop

Prendre la rue pour se raconter, tel est l’objectif de la fanfare afro-féministe créée par Sandra Sainte-Rose.
L’afroféminisme trouve de plus en plus d’échos dans la société française, notamment grâce au film Ouvrir la Voix d’Amandine Gay, en salle le 11 octobre.
30 nuances de danse en est une exploration artistique, nourrie par deux ans de recherches et de travail menés par la chorégraphe.

Inspirée des fanfares New Orleans, cette fanfare regroupe 12 musicien.ne.s et 14 danseuses de waacking, locking et jazz (dont 5 professionnelles.)
Mêlant esthétiques musicales et chorégraphiques afro-américaines, africaines, le projet expose les revendications des femmes noires françaises quant à l’authenticité et la pluralité de leurs identités.
C’est un défi à l’hétéronormatitivité occidentale qui impose aux femmes une unique représentation des corps et un cadre étriqué où féminité rimerait avec fragilité, minceur, douceur, hétérosexualité, et blanchité. 30 nuances de noir(es), c’est le prisme de toutes les carnations des femmes issues de l’histoire post-coloniale, et du conditionnement de leur vie à travers cette carnation.
La beauté, l’autonomie et la confiance en soi sont les images déstéréotypées de ces 30 femmes, déployées au cours d’une grande parade dansée, accompagnée des titres emblématiques féminin afro : Respect, Lady, 4 women, Hot pants road etc…

Flamboyance, pouvoir, puissance, réappropriation du corps et politique affirmative. La rue, les parcs sont les espaces qui ne ressemblent plus aux confins ni aux rétrécissements imaginés pour les femmes.

Sandra Sainte Rose Fanchine est née en Martinique. Elle commence à fréquenter le
milieu hip hop en 1996 en tant qu’artiste visuel en réalisant le graphisme du
magazine Radikal.
En 1998, elle rencontre le collectif Vagabond Crew et commence la street dance.
Parallèlement, elle se forme aux gestuelles afro-caraïbéennes avec Max Diakok.
Après plusieurs collaborations avec des coffectifs féminins (Aphrodites, Missfits), elle devient danseuse interprète pour plusieurs compagnies de danse
contemporaine : Difé Kako (Chantal Loial) avec la création Zandoli Pa Ti Ni
Pat, Traces (Raphaelle Delaunay) avec les pièces Hot dogs et Bitter sugar, Arthur Harel avec To Be 3 Or Not To Be, la Impure Cie (Hooman Sharifi,
Norvège) avec To Be Means To Resist, l’Art éclair (Olivier Brunhes)
avec le projet théâtre Fracas, et enfin Isis/O’cipher avec Rel(a)ction, en tant qu’assistante.
Ces différentes expériences scéniques la poussent à entamer une recherche
chorégraphique qui emprunte à différents univers artistiques : danses hip hop et ethniques, arts visuels…Elle signe sa première pièce Animus en 2012 pour le festival Suresnes Cités Danse. « Territoires « est son deuxième essai chorégraphique. Elle travaille éactuellement à sa 3ème création 30 Nuances de Noir(es).
Sandra Sainte Rose est également interprète dans la pièce « Heroes » du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

Après une déambulation marquante à Barbès, partie du centre FGO-Barbara, ce marching band flamboyant, chantant et dansant sera à La Villette les 18 et 19 novembre dans le cadre du festival Freestyle. 

Emeraldia Ayakashi

 

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