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Jomei : « Diam’s a été une sorte de guide »

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Rappeuse bretonne basée à Paris, Jomei sort son 2e EP Vision Périphérique le 31 janvier. L’artiste de 21 ans nous raconte son parcours dans le rap, son admiration pour Diam’s et sa vision du féminisme. 

Quand et comment as-tu découvert le hip hop ?

J’ai découvert le hip hop très jeune, dans un premier temps par la danse. On allait voir des battles que ma mère aidait à organiser et ensuite le rap par mes deux grands frères qui en ont toujours écouté.

Tu as collaboré avec DJ Idem sur ton premier projet. Est-ce avec lui que tu as fait tes premiers pas dans le rap ?

J’ai travaillé avec DJ Idem qui a produit mon premier E.P, mais j’ai fait mes premiers pas dans le rap à 14 ans quand ma mère m’a emmenée dans un studio d’enregistrement et m’a invitée à mon premier concert.

Tu sors ton deuxième EP Vision Périphérique le 31 janvier. Peux-tu nous en dire davantage sur ce projet ?

C’est un projet que j’ai réalisé grâce à la proposition du CLAJE de Paris 12e de m’intégrer dans leur accompagnement, qui consiste à financer un E.P. à de jeunes artistes. Quelques semaines plus tard, j’ai rencontré mes deux beatmakers (Soprae et Daniel Ollison) et on a commencé à travailler dessus. On avait besoin de s’accorder, de trouver un son à trois et un an plus tard, on est rentré en studio pour commencer à enregistrer.

Cet EP contient 7 titres qui passent de la trap à des morceaux calmes, avec des couleurs électroniques très marquées. C’est un projet dont on est tous les trois très fiers et qu’on a hâte de partager avec le public !

Comment définirais-tu ta musique a des gens qui ne la connaissent pas ?

Je dirais que c’est une musique très personnelle, introspective. Mes auditeurs aiment l’appeler «consciente » mais je ne suis pas très à l’aise avec le terme. Il y a une vraie recherche stylistique, une couleur que j’aimerais voir mise plus en avant dans le paysage musical d’aujourd’hui.

Comment composes-tu tes morceaux? As-tu des thèmes de prédilection ou des rituels d’écriture particuliers ?

J’écris seule, la plupart du temps la nuit. Comme mes textes partent majoritairement d’une sensation, une émotion ou un questionnement, je suis souvent seule quand ça arrive. Avant, j’écrivais tout le temps en partant des instrumentales mais c’est moins le cas aujourd’hui. Je peux écrire avec ou sans musique au départ.

Quelles sont les femmes, connues ou pas, qui t’inspirent?

La femme qui m’a toujours inspirée c’est Diam’s. Je crois qu’elle a été un gros phénomène pour toute une génération et pour moi elle a été une sorte de guide. Si elle n’avait pas été là, je ne sais pas ou j’en serais aujourd’hui honnêtement. Il y eu aussi Keny Arkana, ses textes ont initié une partie de mes opinions d’aujourd’hui.

Te définis-tu comme féministe? Pourquoi?

Je pense que ça ne devrait même pas être une question. On est en France et, normalement, dans la loi, les femmes sont les égales des hommes. Si on parle encore de féminisme aujourd’hui, c’est qu’il y a toujours un problème avec ça. Après, je ne connais pas toutes les « valeurs féministes », mais oui bien sûre, je suis pour l’égalité hommes-femmes.

Quels sont tes projets a venir ?

Mon EP sort donc le 31 Janvier, il y a le concert de sortie le jour même à la Ferronnerie (Paris 12). Ensuite l’objectif, c’est de faire des concerts pour faire vivre l’EP, le promouvoir, acquérir de la notoriété…

Que penses-tu de Madame Rap ? Des choses à changer/améliorer ?

Le concept est super, il manque des médias pour suivre et relayer les rappeuses. Un grand merci pour votre travail, vous êtes d’une grande aide dans le développement de nos carrières artistiques !

Retrouvez Jomei sur Facebook, Instagram et YouTube.

© Dominique Bakilo

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